I travel
Bonjour,
Je ne le cache pas : j’ai eu un amour immodéré pour la musique du groupe Simple Minds. Ces gars de Glasgow ont, à mon avis qui n’est pas humble sur cette question, réussi à mettre du cœur à ce qu’ils faisaient. Ah, Jim Kerr, Charlie Burchill et d’autres, que de joies adolescentes et de jeune adulte je vous dois ! Merci aussi à Mel Gaynor, un batteur exceptionnel, d’une puissance et d’une musicalité dont je frissonne encore.
A leurs débuts, ils ont composé une chanson intitulée I travel (on peut voir une interprétation sur YouTube là : http://www.youtube.com/watch?v=_6MwzSaBBQY )
Cities, buildings falling down
Ideal homes falling down
These pictures I see on the wall
Timeless leaders stand so tall
Assassin in a hit and run
Asia steals a new born son
Evacuees and refugees
Presidents and monarchies
Travel round
I travel round
Decadence and pleasure towns
Tragedies,luxuries,statues,parks and galleries
Europe has a language problem
Talk, talk, talk, talk, talking on
In central Europe
Men are marching
Marching on and marching on
Love songs playing in the restaurants
Airport playing Brian Eno
Travel round
I travel round
Decadence and pleasure towns
Tragedies,luxuries,statues,parks and galleries
Europe has a language problem
Europe has a language problem
America has a language problem
I Travel
Euro-Bureau-Interpol
Making love to the criminals
Asia has a language problem
I Travel
Je ne suis pas très sûr de ce que ces paroles signifient mais, quoi qu’il en soit, ça sonne mieux que bien à mes oreilles.
Je voyage aussi. Le voyage m’est passion. Le voyage m’est prolongation. Le voyage m’est élévation. Je voyage. Dans une voiture entre Domodossola et Locarno, dans un train qui arrive en gare de Vienne, dans un bus qui roule entre Bruges et Ostende. Je voyage et je vois des vies défiler par les fenêtres ou les hublots. Tant d’arbres, tant de routes, tant de maisons, tant de gens, tant de vies qui ne se font que se croiser de loin. Je voyage. Dans un avion entre Londres et San Francisco, dans une voiture entre Mammoth Lake et le Lac Tahoe, dans un train entre Zermatt et le Gornergratt. Je voyage. Je regarde mon reflet dans la vitre. Mes yeux bleus. Mes yeux conscients. Je voyage. A pied entre le Mont-Vully et Etagnières, en nageant entre la rive et une île, en étant immobile et rêvant aux voyages que je ne ferais jamais. Et les nuages passent.
M. Bouvier, votre Journal d’Aran et autres lieux, je l’ai lu. Je ne m’en souviens pas beaucoup. M. Verne, enfant et adolescent, votre imagination et la précision de vos descriptions m’ont emmenés en de nombreux voyages. Mme Maillart sur vos pas, j’aurais dû marcher.
Quoi qu’il en soit – et s’il est vrai que les voyages formant la jeunesse – je n’ai pas dû être beaucoup formé car pour des raisons financières mais aussi plus personnelles, nous ne voyagions pas beaucoup. Je me rends compte que mes filles ont plus voyagé avant leur dix ans que je l’ai fait jusqu’à mes quarante ans. C’est un cadeau que mon épouse et moi souhaitons leur offrir : une ouverture d’esprit, une ouverture au monde, sachant très bien, si l’expression m’est permise, qu’elles auront toujours le c.l entre deux chaises, l’une étant la Suisse, l’autre étant la Colombie.
Voyager ! Je ne ferais que ceci si je le pouvais. Tour du monde, escapades d’une semaine ou d’un week-end, retraites à la montagne ou sur un bord de mer, promenades en ville ou marches en forêt, je n’aurais pas de problème à m’occuper si ma fortune suffisait à financer ces activités.
Un pas puis un autre, c’est déjà un voyage. Je me demande si les meilleurs voyages que j’ai faits ne sont pas des voyages où je ne bougeais pas, des voyages (d’)intérieurs si je puis dire.
Qu’est-ce que le fait de voyager vous apporte ?
Bien à vous !


Laisser un commentaire