Kägi fret sur l’alpe
Bonjour,
Enfant, lors d’une course d’école, je me rappelle m’être acheté un Kägi fret. Si vous ne vivez pas en Suisse (et même), vous devez vous demander de quoi il s’agit. En très résumé, c’est un biscuit croquant enrobé de chocolat.
L’entreprise qui fabrique ce biscuit est implanté à Lichtensteig dans le Toggenbourg, une région du canton de St-Gall dans laquelle AEEM a passé quelques jours de vacances cet été.
Si vous voulez en savoir plus sur Kägi, c’est là : http://www.kaegi-ag.ch/page-daccueil.html?L=2
Un jour, nous avons pris le funiculaire entre Unterwasser et Iltios. Arrivé sur place, nous nous sommes promenés, les enfants ont joué avec les attractions mises à disposition (par exemple un billard de table aussi appelé flipper dont les buzzers – si on dit comme ça – sont des cloches de vache).
Après un moment, j’ai vu ce panneau :

Irrésistiblement suisse ! Est-ce qu’on parle de moi ?
J’ai vu au sol une corde rouge qui partait de ce panneau. Je n’y ai pas fait attention. J’ai continué mon chemin et j’ai alors vu ça :
Au milieu de nulle part (ou presque) : un automate qui ne sert que des Kägi fret. Je me suis approché.
Quel bel automate ! Je me suis encore approché.
Ça, j’aime, c’est bien rangé, c’est bien suisse : j’adore !
En observant d’un peu plus près cette belle machine, j’ai lu ceci :
Je me suis saisi de mon iPhone et j’ai voulu voir s’il y avait bien un réseau :
L’appareil s’appelle donc un Kaegimat, contraction de Kägi et automate. Le réseau était fonctionnel, j’aurais pu écrire cet article à ce moment-là mais j’ai préféré profiter de la belle région.
Jeton un coup d’œil à l’arrière de l’automate :
Alors de quoi s’agit-il ? L’idée est que les gens se connectent au réseau, prennent un belle photo de la région, la mette sur leur mur FaceBook ou celui de Kägi (si c’est comme ça qu’on dit). Ils reçoivent alors un code-barres qu’ils peuvent afficher sur leur smartphone pour le présenter à un lecteur optique. A ce moment-là, l’appareil donne un Kägi fret.
E1 est contente de trouver un réseau sans fil au milieu de la montage.

A et E2 viennent voir de quoi il s’agit. Nous avons parlé en famille de cette action publicitaire bien pensée quand un jeune homme est monté depuis le restaurant. C’était un collaborateur de Kägi ou de l’agence de publicité et nous avons parlé un peu de tout ça. Je lui ai dit que j’ai un blog sur lequel je cause de technologie et d’école et que j’allais y écrire un article sur le kaegimat. C’est fait.
Mon épouse a demandé si on pouvait mettre de l’argent dans l’appareil pour obtenir un Kägi fret. Ce n’est pas possible, ça ne marche qu’avec la procédure indiquée sur la machine (nous n’avons pas FaceBook, donc pas de Kägi …). Le jeune homme a compris notre désarroi et a donnée un Kägi fret à E1 et un autre à E2.
Jeune homme, si vous lisez ces lignes, je vous félicite pour l’idée du kaegimat. C’est génial !
Exploitation pédagogique : une classe est en course d’école, elle souhaite envoyer des informations (par exemple des photographies de l’endroit) aux autre élèves de l’école, à des correspondants ou à des parents. Vite, rapprochons-nous du kaegimat pour avoir du réseau !
Monsieur (ou Madame) le directeur de Kägi, c’est bien volontiers que nous acceptons quelques Kägi fret (ceux au chocolat noir seraient particulièrement bienvenus) de votre part ainsi que des articles publicitaires (ballon de plage ou autres goodies).
Bien à vous !










Ma première réaction a été: « même au milieu d’un alpage, ils ne peuvent pas nous ficher la paix avec leur pub… et leurs automates! Si je viens sur un alpage, c’est justement pour ne voir ni l’un ni l’autre! » Mon sang de copropriétaire de nombreux alpages a failli tourner au vinaigre! Et puis j’ai vu la photo de la station de téléphérique. D’accord, cela semble être à proximité, ce qui résout ma question de l’absence de panneaux solaires pour alimenter un automate au milieu d’un alpage.
Dès lors, ce symbole suisse (que j’apprécie particulièrement à ma pause de 10h00) peut donc avoir sa place… l’idée est même géniale, à une exception près: l’obligation d’avoir Facebook. J’ai l’impression, que de ne pas avoir de compte Facebook, ce sera dans quelques années comme ne pas avoir Internet de nos jours: un vrai handicap. Mais c’est une autre histoire!
Pour en revenir à l’automate, l’idée est originale, et donc excellente! Une multiplication de ces automates à des points stratégiques, couplés à une solide publicité au Japon et en Chine, ainsi qu’une action originale dans les vols Suisse-Japon et Suisse-Chine pourrait faire connaître notre gaufrette préférée loin à la ronde!
Quant à la classe en course d’école qui se connecte, n’oublie pas que de très nombreuses circulaires aux parents de consignes pour les courses d’écoles interdisent encore les téléphones portables et les lecteurs mp3. Sur le sujet, je suis aussi assez rétrograde, depuis qu’un élève a apporté en course d’école dans son sac une TV portable! Et c’était avant l’époque des écrans plats! C’était un tube cathodique! Le plus drôle a été que la course d’école se déroulait durant deux jours en montagne, en Valais, hors de toute réception TV 🙂 Depuis, j’interdis explicitement les TV 🙂