RomandTIC 2013 à Bienne
Bonjour,
Mercredi 6 novembre, je me suis rendu à Bienne pour prendre part à la journée RomandTIC qui rassemble les personnes intéressées par l’usage des outils informatiques à l’école.
C’est toujours un plaisir de retrouver des camarades et de faire connaissance de nouveaux collègues.
Cette année, j’ai eu du plaisir – un peu nostalgique – à entendre un homme d’un certain âge – je veux dire quelques années de plus que moi – parler en ouverture de colloque de l’école qu’il avait connue en tant qu’élève puis en tant qu’enseignant. Je me suis retrouvé pour une bonne part dans ce qu’il a dit. Que de souvenirs avec cet appareil un peu monstrueux et si mystérieux appelé l’épidiascope. On peut voir une photographie de cette belle mécanique (et optique) là :
http://nownext.curzon.org.uk/collection/images/Epidiascope.jpg
Ensuite, c’est avec un immense intérêt que j’ai écouté deux collègues parler des progrès faits dans le domaine de l’accessibilité. Les appareils que nous connaissons aujourd’hui (ordinateurs, tablettes et téléphones) ont ce qu’il faut – right out of the box – pour permettre une utilisation à des personnes à besoins particuliers. Ces personnes ne sont pas non plus que des élèves mais aussi des personnes plus âgées qui trouvent dans ces appareils des aides pour la vie de tous les jours et la communication. Je commence à me sentir concerné.
Ceci fait, nous nous sommes séparés en différents ateliers. Je suis allé écouter une collaboratrice du centre de compétences de l’Etat de Fribourg qui a fait un état des lieux des ressources numériques. Il y a encore beaucoup à faire mais si pas mal de chemins a été parcouru. Le plus difficile, semble-t-il, consiste à faire travailler ensembles les différents éditeurs. Je pense, par contre, que les TBI ont fait leur temps.
Avant le repas, j’ai participé à un atelier dans lequel un enseignant montrait l’usage qu’il faisait d’un blog afin de permettre à ses élèves de trouver ou retrouver le plaisir de s’exprimer par écrit. Disons-le franchement : certains élèves ne veulent plus s’exprimer par écrit tant ce qu’ils produisent ne correspond pas à ce qu’est la langue française. J’ai connu ça : mes cinq première notes de dictée au collège (j’avais dix ans) furent des uns (sur dix). Je suis persuadé que la voie empruntée par ce collègues est bonne. La plupart des élèves devraient retrouver un peu de plaisir à s’exprimer par écrit. Ce faisant, ils vont aussi améliorer leur communication orale. Il serait bon – je le vois avec mon éponse qui n’est pas de langue maternelle française ou mes filles qui apprennent cette belle langue – de simplifier avec courage la langue qui n’est plus celle de Molière depuis longtemps. Serait-ce lui manquer de respecter, la rendre imprécise ou disgracieuse ? Je pense que non, ce serait la rendre praticable au plus grand nombre.
J’ai pris le repas avec un collègue s’occupant d’enseignement spécialisé. J’ai beaucoup appris et je me rends compte que j’aurais peut-être dû m’intéresser plus vite et plus à l’enseignement spécialisé dans ma carrière.
Dans l’après-midi, j’ai entendu deux collègues genevois présenter ce qu’ils font pour comprendre si les tablettes sont pertinentes à l’école. Ils ont aussi donner quelques indications fort utiles sur ce qu’il faut mettre en place pour que ça fonctionne. J’ai retenu – et je le dis depuis longtemps – que la formation des enseignants est capitable. Il ne s’agit pas de distribuer les tablettes et de laisser les enseignants « patauger ». La formation des élèves n’est pas à laisser de côté non plus.
Ensuite, j’ai dû rentrer mais j’aurais bien aimé prendre part à la fin de l’après-mid.
Merci à toutes les personnes qui ont collaboré pour organiser cette journée très instructive et pleine de contacts enrichissants !
Il faudrait simplement que des moyens conséquents soient mis en place pour que tous ces projets, essais pilotes et initiatives individuelles deviennent une réalité pour l’ensemble des élèves de notre pays !
Quelques photographies :
L’aula
Ça travaille !
Une salle de cours
J’adore cette cour intérieure. S’agit-il d’une vraie ruine ou de faux vieux ?
Un dernier regard sur les bâtiments de cette école
Bien à vous !







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