Colnago Bititanio
Bonjour,
A la fin de l’hiver 1996, feu mon père et moi sommes allés en train – ça tombait bien, il y avait un billet journalier à 5 francs, promotion des Chemins de Fer Fédéraux – à Domodossola (en Italie), de l’autre côté du tunnel du Simplon. Je me rappelle bien qu’en sortant du tunnel nous avions vu de la neige et qu’une fois sortis du train nous pataugions dans 15 centimètres de « tchiaffe » (neige à moitié fondue). Nous avons trouvé la boutique de vélo de M. Barale (à l’époque pas de site Internet, nous communiquions par fax mais maintenant : http://www.ciclomania.com ).
Après avoir pris mes mesures, j’ai pu commandé mon premier – et à ce jour unique – Colnago. Je ne vais pas vous refaire l’historier d’Ernesto Colnago et de ses vélos mais si le sujet vous intéresse, vous trouverez beaucoup d’informations sur le web.
Après avoir passé commande, nous sommes rentrés chez nous en train, en effectuant le trajet inverse. Hop, hop, une bonne chose de faite, il n’y avait plus qu’à attendre que le vélo soit disponible.
Quelques semaines plus tard, M. Barale, m’a signalé que la bicicletta était dans son magasin et que je pouvais venir la chercher. Cette fois, père et moi, sommes allées en voiture, avec mon Opel Astra série F, en passant par le col du Simplon (le tunnel, c’est pour les trains même si du ferroutage automobile est disponible à certaines périodes de l’année).
Après avoir « inspecté » le vélo, j’ai payé ce qui restait à payer avec ma carte de crédit. Le prochain arrêt a eu lieu à la douane italienne pour déposer le formulaire afin que M. Barale n’ait pas à payer l’IVA (la TVA italienne) qu’il ne nous avait pas, merci pour la confiance, facturée.
Ce Colnago est aussi le seul vélo équipé en Campagnolo que j’ai possédé. Quel plaisir que ce groupe Chorus huit vitesses ! Magnifique. Evidemment, au jour d’aujourd’hui, où nous sommes à des groupes à 11 vitesses, ça date un peu mais ça reste de la belle mécanique.
J’en fait des tours avec ce vélo. Une fois, j’ai participé à une sorte de course organisée par des étudiants lors du pont de l’Ascension. Je me rappelle d’une demi-étape Charmey – col du Jaun – Simmental – col du Pillon – les Diablerets – Col de la Croix (arrivée). J’en au vu craqué quelques uns de ces « gamins » du haut de mes 32 ans. Ça, c’était l’après-midi, le matin la demi-étape nous a mené d’Ecublens (Vaud, près de Lausanne) à Charmey.
A l’arrivée, au sommet du Col de la Croix
J’ai toujours gardé ce vélo et je roule de temps en temps avec. C’est toujours un plaisir. Le cadre est en titane. C’est étonnant, quant on est en danseuse, sur le grand braquet, on sent la boîte de pédalier se tordre, ça fait un peu flou.
Sinon, il est magnifique. De couleur argent, il est rehaussé de bleu.
Ah, j’oubliais ce qui n’est pas un détail : le cadre a deux barres obliques !
Et voici quelques photographies (iPhone 5) :
- Excellent support à vélo, encore amélioré par Père
- Même l’écriture est soignée
- Belle intégration, à l’époque Shimano avait des câbles qui « traînaient)
- Moyen avant : que bello !
- Haut de la fourche
- La selle est un jour.
- Potence Italmanubri
- Dérailleur arrière 8 vitesses
- Pédalier
- Détaille de la manivelle (il faudrait dire « pédicelle »)
- Boîtier de pédalier : il y a un tube de plus !
- Les deux tubes
- Remarquez comme le tube horizontal est travaillé (et je ne parle pas de la peinture)
- Frein arrière
- Moyeu arrière et pignons
- Serrage rapide avant
- Frein avant
- Frein avant, vu de l’autre côté
- Italian classic !
- Même l’ombre est belle !
A l’époque, en Suisse, ce vélo (monté en Campagnolo Chorus) était vendu plus de 5’000.-. Je l’ai eu pour 3’400.- à Domo. Oui, je sais que ce n’est pas bien, que j’aurais dû allé voir un revendeur ici en Suisse.
Bien à vous !























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