Trou de tirailleur
Bonjour,
En cette année du centenaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, j’ai pas mal lu sur le sujet, par exemple sur le site du journal « Le Monde » qui a offert des articles de grande qualité et présentant des faits peu connus (« Les Amérindiens dans la guerre »).
Un soir, en repensant à tous ces pauvres gens que les puissants ont envoyés se faire tuer, j’ai pensé à moi. Je me suis revu dans mon trou de tirailleur lors des 25 ans de la Division Mécanisée Une. Nous avions investi la … colline de Vidy derrière la « Voile d’Or » et nous avions creusé des positions. Il s’est mis à pleuvoir et nos trous de tirailleurs sont bien vite devenus des bains de boue. Là, c’était pour rigoler, pour montrer aux gens mais en y repensant …
Combien de temps faut-il creuser pour se mettre à l’abri? On sait que pendant la Première Guerre Mondiale, d’incroyables réseaux de tranchées et de tunnels ont été construits, parfois sur plusieurs niveaux.
Pour répondre à la question ci-dessus, je sais vers qui me tourner. Mon fidèle (en vérité, celui de Papa) « Soldatenbuch » dans son édition de 1959.
Admirons l’illustration ci-dessous:
En résumé, en 1 heure, un homme obtient 50% de sécurité (de chances de survivre) à des tirs d’armes à trajectoires tendues (par exemple le fusil).
Si une troupe (donc plus qu’une section de 36 hommes) travaille pendant un moins, on obtiendra une sécurité de 95 % y compris contre les armes à trajectoires courbes.
Comme le dit le « Soldatenbuch »: « Feuerüberstehen heisst graben, graben » (survivre au feu, ça signifie creuser, creuser).
La sécurité à 100 % — dans la Vie, c’est la même chose pour tout — ne peut jamais être atteinte.
Bien à vous!



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