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8 décembre 2014 / michelschweizer

Trou de tirailleur

Bonjour,

En cette année du centenaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, j’ai pas mal lu sur le sujet, par exemple sur le site du journal « Le Monde » qui a offert des articles de grande qualité et présentant des faits peu connus (« Les Amérindiens dans la guerre »).

Un soir, en repensant à tous ces pauvres gens que les puissants ont envoyés se faire tuer, j’ai pensé à moi. Je me suis revu dans mon trou de tirailleur lors des 25 ans de la Division Mécanisée Une. Nous avions investi la … colline de Vidy derrière la « Voile d’Or » et nous avions creusé des positions. Il s’est mis à pleuvoir et nos trous de tirailleurs sont bien vite devenus des bains de boue. Là, c’était pour rigoler, pour montrer aux gens mais en y repensant …

Combien de temps faut-il creuser pour se mettre à l’abri? On sait que pendant la Première Guerre Mondiale, d’incroyables réseaux de tranchées et de tunnels ont été construits, parfois sur plusieurs niveaux.

Pour répondre à la question ci-dessus, je sais vers qui me tourner. Mon fidèle (en vérité, celui de Papa) « Soldatenbuch » dans son édition de 1959.

Admirons l’illustration ci-dessous:

abri_light

En résumé, en 1 heure, un homme obtient 50% de sécurité (de chances de survivre) à des tirs d’armes à trajectoires tendues (par exemple le fusil).

Si une troupe (donc plus qu’une section de 36 hommes) travaille pendant un moins, on obtiendra une sécurité de 95 % y compris contre les armes à trajectoires courbes.

Comme le dit le « Soldatenbuch »: « Feuerüberstehen heisst graben, graben » (survivre au feu, ça signifie creuser, creuser).

La sécurité à 100 % — dans la Vie, c’est la même chose pour tout — ne peut jamais être atteinte.

Bien à vous!

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