Aller au contenu principal
23 novembre 2024 / michelschweizer

De retour sur le lieu de mon premier …

Bonjour,

J’écris ces mots assis à une table du restaurant de la Haute Ecole Pédagogique sise à l’avenue de Cour 33 à Lausanne. Je bois un café tout en réfléchissant à ce que j’aimerais transmettre en écrivant ces lignes. Je suis entré pour la première fois (peut-être quelques mois ou années avant en visitant mon frère alors à l’EPFL qui occupait ces locaux) dans ce bâtiment au printemps 1982 quand j’ai pris part à une séance d’information sur les études (modestes et rapides donc, je l’espérais, à ma portée) menant au brevet d’instituteur. J’y ai passé deux années (mais avec des stages dans des écoles pour la pratique) et j’en suis sorti en juillet 1984 avec un beau brevet qui m’a bien servi par la suite.

Ce furent deux années intensives tant sur le plan des études (et des changements de posture qu’elles nécessitèrent) que sur le plan personnel (et des changement de posture qu’elles nécessitèrent). Bref, je suis entré garçon et j’en suis sorti (jeune) homme. Aujourd’hui, je ne suis d’ailleurs toujours pas achevé car chaque jour est l’occasion d’un progrès si tenu soit-il!

Un grand Amour m’attendait dans ces murs austères, se révéla à moi, me bouleversa et … finit. Je survécus, je ne sais pas trop comment mais je survécus (ainsi que des millions et des millions de personnes qui au cours des siècles ont éprouvé ce que j’ai éprouvé).

Ainsi va la Vie! Tant de camarades ne sont pas devenus enseignants, tant de camarades brevetés ont arrêté le métier, tant de camarades sont décédés que je suis si chanceux de pouvoir écrire ces lignes et de me dire que la Vie m’a réservé de magnifiques surprises. La première état A. (mon épouse), les deuxième et troisième étant E1 (notre fille aînée) et E2 (notre fille cadette).

Je suis presque seul dans ce restaurant dont le personnel est parti. Il reste l’automate à café, de la lumière, des tables et des chaises et quelques rares étudiantes (enseignement -> métier de femme) qui, à l’autre bout de la salle, doivent travailler sur un projet à deux. C’est tout de même fou de penser qu’il y a 42 ans, j’étais dans ce même bâtiment (la cafétéria était en surface à l’époque) et que je n’ai pas le sentiment d’être bien différent. Comme le chantait un bellâtre qui s’est tu (ou pour le moins que je n’entends plus): « Je n’ai pas changé ». Et même pas trop physiquement à part mes cheveux qui ne sont plus que souvenir.

Confond-t-on Amour et désir? Sans doute le plus souvent. Heureux ceux qui ont connu l’Amour, malheureux ceux qui connaissent le désir!

Bien à vous!

PS. Il y a aussi eu beaucoup d’excellente camaraderie!

Laisser un commentaire