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15 mars 2025 / michelschweizer

Sur le quai de la gare

Bonjour,

L’autre jour (comme beaucoup de jours), j’étais sur le quai d’une gare. Dans ma vie déjà longue, j’ai eu l’occasion d’être à de nombreuses reprises sur le quai d’une gare. Je me rappelle, par exemple, avoir vu l’Orient-Express en gare de Lausanne en compagnie de feu mon père alors que j’étais enfant. Je me rappelle aussi mon étonnement et ma stupeur – les gares sont un point de convergence pour beaucoup de misères – en débarquant à la gare de l’ouest à Vienne lors d’un voyage d’études (ah, ah, voyage d’études et gymnase, ça va ensemble comme une selle à une vache!) à 16 ou 17 ans.

En bref, les gares sont toujours un objet d’attention de ma part – je ne fais qu’y passer – et m’offre l’occasion de quelques réflexions que ce blog me permet de vous faire subir.

L’autre jour donc, j’étais sur le quai d’une gare et je rêvassais quelque peu sur le chemin du retour d’une formation que j’avais animée. Je n’avais pas de sujet fixé à cette rêvasserie (n’est-ce pas le propre de cet état que de laisser aller son esprit dans tous les sens, si possible agréables?) et j’observais les alentours et les personnes.

Tiens, celui-ci est préoccupé. Il parle avec énergie avec quelqu’un au travers de son téléphone. Je ne comprends pas un mot de ce qu’il dit car il s’exprime dans une langue dont je n’entends rien. Ça chauffe malgré l’air frais du début de soirée. Tiens, celle-ci est plongée dans un (vrai) livre (papier). Joie de voir que la lecture sera toujours la passion dévorante de quelques voyageurs qui patientent. Tiens, celles-ci discutent avec l’enthousiasme de la jeunesse. Elles me rappellent mes camarades d’Ecole Normale, jeunes femmes issues pour la plupart de milieu petit bourgeois et pétillantes de vie. Que sont-elles devenues? Comment ont-elles pu faire sans moi! Tiens, celui-ci fume quelque chose qui ne doit pas être du tabac de Virginie (je repense à notre voyage de 2026 sur la côte ouest des États-Unis d’Amérique). Est-ce que ça le rend heureux? Est-ce que ça l’aide d’une manière ou d’une autre. Je ne le crois pas. Il me semble avoir l’énergie plutôt rare. Tiens, celle-ci est plongée dans ses pensées. Pense-t-elle à celui qu’il va retrouver (peut-être bien son chat … tant de personnes vivent seules) ou à son travail. A-t-elle d’ailleurs envie de rentrer? Peut-être a-t-elle peur de rentrer? Peut-être est-ce sa santé? Peut-être, elle médite afin d’entrer avec sérénité dans la soirée (à défaut de monter dans le train qui n’est pas encore là mais qui n’est pas en retard). Tiens, ceux-ci mangent quelque chose qu’ils sortent d’un cornet (lecteurs de France ou d’ailleurs en Francophone, lisez un sac de papier). Ils se régalent. J’en suis content pour eux. Dans moins d’une demi-heure, c’est moi qui sera à table.

Pas besoin d’aller à Istanbul pour me faire implanter des greffons de cheveux!
L’intelligence artificielle m’offre des cheveux.

Le train arrive. Nous sommes interrompus dans nos différentes activités. Le train s’arrête. Les portes s’ouvrent. Ceux qui doivent en descendre font exactement ça et ensuite nous y montons. C’est parti! Bientôt chez moi!

Bien à vous!

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