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2 juillet 2015 / michelschweizer

Ecoles privées innovantes

Bonjour,

Dans ma carrière d’enseignant, j’ai la possibilité de ne m’intéresser en rien de ce que se fait dans d’autres systèmes éducatifs. Connaissant l’homme, vous savez que ce n’est pas le genre de la maison. Dpuis que je suis Apple Distinguished Educator, j’ai l’occasion d’avoir des contacts avec des enseignants d’autres pays et aussi d’écoles privées. J’ai aussi pu visiter des écoles ici ou là, ce qui est toujours pour moi une source d’enrichissement par l’ouverture d’esprit. Je ne regrette que de ne pas avoir pu vivre ceci dès mes vingt ans (le début de ma carrière d’enseignant) mais d’avoir dû attendre mes 37 ou 39 ans. Jeunes gens, voyagez, ouvrez au monde, à d’autres pratiques, vous en serez heureux!

Ici, sur la Costa Dorada (le surnom que je donne à la région comprise entre Lausanne et Genève), nous avons un grand nombre d’écoles privées, certaines anciennes et d’autres toutes récentes. Des élèves quittent nos classes publiques pour rejoindre le privé et des élèves du privé viennent chez nous.

Depuis quelques années, le nombre d’écoles privées qui s’ouvrent dans la région fait un peu penser aux champignons qui poussent sur la météorite de Tintin. Espérons qu’elles n’éclatent pas aussi vite!

Je me pose la questions de savoir si ces écoles ne sont pas un peu trop nombreuses. En effet, l’écolage n’est pas donné (ça le met hors de portée de familles « populaires » ou de la classe moyenne inférieure).

L’autre jours, dans l’Hebdo en ligne, j’ai lu ceci:

http://www.hebdo.ch/hebdo/chroniques/detail/edito-l’école-publique-au-défi?esi

Saine stimulation en effet. Par contre, n’oublions pas qu’il est bien plus facile d’équiper d’iPad une centaine d’élèves que des dizaines de milliers d’un canton suisse.

Assez incroyable de lire que dans le canton de Vaud, près de 15 enfants sur 100 sont scolarisés dans le privé. Je pensais à 2 ou 3%.

Il en est de même pour les pratiques pédagogiques. C’est bien plus facile de « vendre » l’idée de la classe inversée à des parents qui recherchent un enseignement différent (lire qui permettra à leur enfant d’obtenir les « meilleures » places dans la société) qu’à des parents – ou des collègues – qui souhaitent une école traditionnelle comme ils l’ont connue.

Nous verrons ces prochaines années comment la situation va évoluer. Sans être grand clerc, beaucoup dépendra de la situation économique. Je m’explique. Si l’entreprise qui emploie Maman ou Papa est d’accord de payer l’école privée, ça facilite les choses. Si l’entreprise qui emploie Maman et Papa déménage à l’étranger (et les familles d’employés avec car elles font un peu partie du « matériel »), le « vivier » pour les écoles privées sera bien moindre.

Quoi qu’il en soit, l’école publique sera toujours là! Stabilité et tradition, c’est très bien aussi!

Bien à vous!

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