Fusilier motorisé!
Bonjour,
Les nostalgiques d’Armée 61 – dont je commence à être, c’est dire si je vieillis … – trouveront en lien ci-dessous un article écrit par M. Rossi sur cette magnifique troupe dont j’ai eu l’honneur de faire partie: les fusiliers motorisés.
http://retro.seals.ch/cntmng?pid=rms-001:1979:124::715
A le lire, la qualité de la troupe, par rapport à ses compétences au civil, n’était pas la meilleure. C’était l’infanterie, la piétaille, la chair à canon et, heureusement, il y avait un bon brassage de population. Jeune instituteur fraîchement breveté, je côtoyais dans une saine et virile camaraderie des citoyens (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit) en provenance des différentes strates de la société vaudoise de l’époque: étudiant en droit, manœuvre, employé CFF, employé de commerce, forain, charpentier, peintre en bâtiment, il y avait un peu de tout et c’était très bien ainsi.
Ah M. Rossi, je vous ai connu comme major puis comme lieutenant-colonel, j’aurais aimé vous lire à l’époque. Qu’avez-vous pensé de la qualité de la troupe de l’été 1984 ou de celle de l’hiver 1985? Etait-ce mieux, était-ce pire que celle dont vous parlez dans votre article de la Revue Militaire Suisse?
Tout ceci est bien loin. Que reste-t-il de cette époque où nous finissions d’user du matériel déjà périmé et largement semblables à celui de l’armée allemande de 1940? Quelques souvenirs, quelques bravades, autant de décon…es et le sentiment, quelque part, de m’être fait avoir. Enfin, je vais me remémorer ces paroles plein de bon sens de Roger Mabillard, le chef de l’instruction d’alors de l’armée: « Servir, ce n’est pas s’avilir ».
A votre service!
Bien à vous!


Il vaut toujours mieux être fusiller que fusillé… 😉