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10 décembre 2015 / michelschweizer

Je roule et je vois

Bonjour,

Sur une route d’Espagne, je roule vers le sommet d’un col. Là-haut une sorte de château. Que peut-il faire là? Qui l’a construit? Je redescends. J’arrive à Rosas. Je vais chercher la clé du garage à la réception. Je range mon Cilo Challenger en tube Colombus Aelle.

Sur une route de France, je tourne autour du lac de Divonne. Creusé pour fournir du gravier à l’autoroute Genève-Lausanne (j’ai toujours pensé qu’il y avait de bonnes raisons d’aller à Lausanne mais aucune d’aller à Genève). Le Tour de France a passé par là, en 1964 je crois, l’année de ma naissance.

Sur une route d’Italie, je fais le tour du lac de Garde. J’ai peur dans les tunnels qui ne sont pas éclairés. J’ai une lampe rouge fixée à la poche médiane de mon maillot. Je m’arrête à Bardolino pour manger des spaghetti. Le patron du restaurant me dit de prendre mon vélo dans le couloir pour ne pas me le faire piquer.

Sur une route du Valais, je monte vers le Sanetsch (le col de St-Séverin). Je monte depuis plus d’une heure. La plaine est si loin, si bas. Il n’y a plus que de la roche, ça souffle. Je me sens si vulnérable. Encore un tour de pédalier, encore un autre tour. J’y suis. Vite une veste!

Sur une route de France, au pied du Ventoux – c’était hier mais un hier de vingt ans – je suis sur des petites routes où il n’y a personne. Tiens, c’est une gorge. Quel spectacle. Je continue. Là-bas, plus loin, c’est Bédoin. J’arrive.

Sur une route du canton d’Uri. Descendu du Susten, je pédale dans Göschenen. Tiens, ça tourne facilement. Non! La chaîne est cassée! Fin de la sortie.

Sur une route du canton de Vaud. Je pédale vers Ch…. Belle motivation, lumière de ces jours! Vite éteinte pourtant. Je rentre. Cadre d’acier. Moral plombé.

Sur une route du canton de Berne lors d’un tour du lac de Neuchâtel. Quatre cantons en quelques heures. Je me rappelle de marches au service militaire dans cette région du Grand-Marais. A vélo, je vais tellement plus vite. Je ne suis plus un piéton chargé comme une bourrique, je suis la vitesse.

Sur une route du Valais, au bord du Rhône. Je vois des petits lapins. Ils gambadent dans l’herbe du printemps. Je rajoute une dent, la Vie est belle. Le temps est à moi. Je vivrai à jamais. Je serai toujours jeune.

Sur une route du Canton de Vaud, j’ai présumé de mes forces. Je dois remonter au Chalet-à-Gobet depuis Yvonand. Comment certains peuvent-ils appeler ça le Plateau? De plateau, je n’en ai que deux. Il m’en faudrait un troisième. 39 x 26 bien trop long.

Sur une route du Valais, en direction de Crans-Montana. Tony Rominger et ses copains sont déjà en haut depuis bien longtemps. Je monte, je dépasse des personnes qui peinent dans cette dernière montée. Je suis euphorique. Dopé à l’adrénaline!

Sur une route du canton de Vaud. Un dimanche après-midi de printemps. La pluie m’a surpris. Il pleut depuis deux heures. J’ai tellement froid aux mains que j’ai de la peine à freiner. Il me faudra au moins une heure pour revenir à une température normale.

Sur une route de France. Je roule au bord de la mer depuis ma base près de St-Tropez. C’est Noël. Pas besoin de gants longs. Magnifique. Je suis ailleurs … et pas que géographiquement.

Sur une route de France. Je monte le col d’Eze en dessus de Monaco. Ciel et mer. Juste parfait!

Sur une route du canton de Vaud. Mon lieutenant m’a donné congé après l’appel du matin. Je pars depuis Chavornay pour le col de l’Aiguillon et je fais une bonne boucle avant de revenir. Vive le service militaire en tant que sergent faisant son dernier cours.

Dans un abri de protection civile de Bioley-Orjulaz au froid moins de janvier. Au service militaire. Glace sur la route. Je fais une heure de home-trainer le soir.

Dans ma cave, je fais une heure de home-trainer avant de remonter, de prendre une douche, de manger encore quelque chose avant d’aller au lit. Calmé. Epuisé. Reposé.

Sur une route du canton de Neuchâtel, je dois descendre du vélo pour marcher sur un chemin impraticable. Surprise! Avec les cales Look sous les souliers, je marche difficilement.

Sur une route du canton de Fribourg, je monte le col de la Jogne. Je connais l’endroit pour y avoir passer en voiture. Je descends vers le Simmental. Il me faudra continuer encore quelques heures pour arriver au somment du col de la Croix.

C’est juste génial de se remémorer tous ces beaux moments.

Je me souhaite d’en avoir encore beaucoup d’autres devant moi. Je vous souhaite du plaisir à vélo. Vous n’en faites pas? Vous devriez essayer!

Bien à vous!

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