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14 mars 2017 / michelschweizer

La presse écrite avant midi

Bonjour,

Quand j’étais enfant, les PTT (qui sont devenus La Poste et Swisscom) assuraient deux distributions par jour du courrier. Je me rappelle, pendant les vacances, avoir attendu la venue du facture le matin puis avoir fait de même l’après-midi.

J’ai aussi lu qu’une carte postale postée le matin à Paris dans les premières années du XXe siècle était distribuée à Lausanne dans l’après-midi. A l’époque des trains à vapeur!

Il me semble même avoir lu qu’il y a eu jusqu’à trois tournées par jour du facteur.

Depuis au moins 20 ans, c’est une tournée journalière. Habituellement, le facteur passait le matin. Maintenant, c’est vers 12h30 – 13h00 dans mon quartier.

Un conseiller national a demandé (je résume) à ce que les quotidiens soient distribués le matin. En effet, si je reçois ma Julie (le quotidien « 24 heures ») à 13h00 c’est moins intéressant que le matin.

Bon, en fait, à part les retraités, des travailleurs à domicile (qui devraient travailler et non pas lire le journal …) et quelques hommes et femmes politiques, j’aimerais bien savoir qui peut attendre le matin à la maison que son quotidien lui soit livré. Vous me direz que certains se font adresser leur journal sur leur lieu de travail.

En ce qui me concerne, pour les quotidiens, c’est tablette. Vous pouvez le lire dès qu’il est disponible, où vous voulez. Alors oui, bien entendu, un certain nombre de personnes sont attachées au papier (moi aussi) mais ce nombre va aller en diminuant. Bientôt, on s’étonnera d’avoir dépensé temps et énergie (donc de l’argent) pour envoyer chaque jour un ou plusieurs quotidiens (dont seules certaines pages sont lues selon les intérêts de la personne). Encore plus étonnant – et plus vieillot – se faire adresser son quotidien sur son lien de vacances. En 2017!

Un autre sujet passionnant ces jours-ci, c’est l’idée d’aider la presse à survivre en la subventionnant d’une manière ou d’une autre. Evidemment, selon l’adage « Qui paie, commande », ça demande de sérieuses réflexions par rapport à l’éventuelle perte de liberté (et à la plus pernicieuse d’entre elles: l’auto-censure) quant au choix des sujets et au traitement de ceux-ci.

Bien à vous!

3 commentaires

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  1. genevey / Mar 20 2017 19:58

    Tiens, ça me rappelle une histoire. Lors d’un séjour linguistique à Kiel, j’y avais rencontré mon ex-fiancée. Le coup de foudre. A notre retour dans nos pays respectifs, nous nous sommes écrits. Elle, ça a été une carte postale, très neutre, sauf un petit « Ich liebe Dich » à la fin… vivant encore chez mes parents à cette époque, la carte a été bien étudiée sous toutes les coutures avant mon retour le soir… Je n’avais bien sûr pas pipé mot de cette bonne amie à mes parents… Le lendemain, je prenais une case postale (la 115, à la Poste de Blonay), sur mon chemin pour prendre le train pour aller étudier à Lausanne. Quelle chance j’avais! Je faisais partie des tous premiers abonnés au Nouveau Quotidien (un journal que je regrette et regretterai chaque jour restant de ma vie). L’abonnement coûtait une fortune pour un étudiant à l’époque; mais quelle richesse culturelle! En allant prendre mon train, je passais à la case postale, récupérer mon journal,

  2. genevey / Mar 20 2017 20:02

    Zut… cliqué sur le mauvais bouton… bref, je récupérais mon journal que je lisais dans le train (c’était long, à l’époque, Blonay-Lausanne). Des années de plaisir. Jusqu’au jour où, pour des mesures d’économie, la Poste a décidé de délivrer les journaux dans les cases postales après 10:00. Du coup, je lisais mon journal le soir, en plus de tous les séminaires à préparer; et dans le train, je me morfondais. J’ai tenu des années. Pour finir, j’ai résilié mon abonnement à ce qui était devenu Le Temps.

    Aujourd’hui, j’y suis à nouveau abonné. Mais en version numérique. Dès minuit, j’ai accès à mon journal (un vrai bonheur pour insomniaque). L’app de lecture sur iPhone est pas mal fichue. Mais au fond de moi, il me manquera toujours ce papier avec l’encre violette caractéristique du Nouveau Quotidien.

  3. michelschweizer / Mar 20 2017 21:51

    Cher F, merci pour ces belles histoires. Ah, Kiel, rien que le mot me fait rêver. J’ai très envie de voir une fois Hambourg, Kiel ainsi que d’autres villes tout là-haut (par exemple Rostock et Peenemünde). Je me fais des histoires de hareng et de bière dans ma tête. J’aimerais aussi revoir l’Uckermark (la région au nord de Berlin).
    Je me rappelle aussi bien du Nouveau Quotidien et maintenant que tu en parles la couleur me revient à l’esprit. Tout ceci est déjà loin.
    Quel plaisir d’avoir accès à toutes ces informations sur son écran préféré, quand on veut et où on veut. C’est, pour moi aussi, un vrai progrès.
    Salutations cordiales.
    Michel

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