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17 juillet 2017 / michelschweizer

Le cake Eclair

Bonjour,

Cet été là, mes parents avaient loué un chalet à Arolla. Ce village valaisan à deux mille mètres d’altitude est une sorte de fin du monde pour les personnes qui ne pratiquent pas l’alpinisme. Pour les autres, c’est le début d’un royaume que le commun des mortel ne connaît que par les récits textuels ou visuels.

Nous étions bien, là haut. On vivait tranquillement, effectuant quelques excursions, allant voir la langue du glacier (sans nous en approcher trop comme quelques touristes étrangers que nous avertîmes du danger) et passant pas mal de temps au bord du torrent car j’adorais y construire des barrages.

Deux mille mètres, c’est haut. Même en juillet, il peut y faire troid. Un matin la neige avait même blanchi le paysage. Comme nous étions bien dans ce chalet, au chaud!

Nous avions même profité d’une visite guidée de l’usine de pompage d’Arolla car un de mes oncles avait travaillé sur le chantier de la Grande-Dixence et connaissait beaucoup de monde dans cette entreprise. Fascinant! Ça tombait juste un peu trop tard car quelques semaine avant, à l’école et avec un camarade, nous avions produit un exposé sur le complexe de la Grande-Dixence.

Un jour, il pleuvait, il faisait froid. Pas grand-chose à faire! Il n’y avait même pas la radio (pas de réémetteur à l’époque) mais le télédiffusion qui proposait six programmes (je crois, voir https://www.swisscom.ch/fr/chroniques/technologie/radio-prise-telephonique.html), on s’ennuyait un peu. Que fait-on quand on s’ennuie? On sort marcher. Papa et moi, nous sommes allés au village distant d’un peu moins d’un kilomètre. Nous avions à sortir du chalet et à marcher sur une cinquantaine de mètres avant de rejoindre la route que nous avions à suivre sur 400 ou 500 mètres avant de tourner à gauche pour monter en direction du centre d’Arolla.

Après avoir relu la carte d’un ou deux restaurants (c’était une de nos occupations préférées mais nous allions peut-être trois fois par année au restaurant) et regardé chaque objet de la vitrine du magasin de sports, nous sommes allés à l’épicerie. A l’époque, c’était il y a plus de 40 ans), c’était tout petit, tout boisé et déjà tellement anachronique par rapport à ce que je connaissais en plaine, en ville. Un vieux monsieur était là et se tenait au milieu des produits qu’il proposait à la vente: pain de seigle, saucisses et viande séchée, vins et beaucoup d’autres choses dont je ne me souviens pas. Nous cherchions un petit quelque chose pour les quatre heures. Nous avons acheté un cake de l’entreprise Eclair (http://www.eclair.ch) et nous sommes rentrés sous la pluie au chalet. Maman a fait du thé et nous avons mangé une tranche de cake (a piece of cake, c’est joli en anglais). Nous étions au salon. Nous étions une famille. Nous étions bien.

Papa est mort voici dix ans, jour pour jour.

Bien à vous!

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