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5 mars 2018 / michelschweizer

Tête-à-tête avec la machine à café

Bonjour,

Depuis au moins six ans, je vais en camp de ski au même endroit. C’est agréable et ça permet entre autres des économies d’échelle. Pas besoin, par exemple, de faire une reconnaissance avant: on sait comme c’est sachant où l’on va et ce qu’on va y trouver.

Un des meilleurs moments de la journée, c’est le matin quand tout le monde dort encore (ou, plus vraisemblablement, traîne en chambre) et que je m’offre un moment de tranquillité en tête-a-têt avec une machine à café (et autres boissons chaudes) que je retrouve avec plaisir année après année.

C’est un moment de calme, de réflexion et l’article que vous lisez a été écrit, justement, pendant un de ces moments. Il y a en quatre par semaine de camp: celui du mardi, celui du mercredi, celui du jeudi et celui de vendredi.

Ce matin, j’ai choisi de boire un cappuccino. Ça m’a rappelé celui que A. (mon épouse) et moi avons bu lors de notre premier petit-déjeuner à Rome voici quelques jours. Je lui disais: « Ma chère, savez-vous qu’en camp de ski le cappuccino que je bois est tout pareil à celui que nous dégustons sans grand plaisir ce matin ». Elle me répondit: « Cher ami, que me dites-vous là! Je trouve en effet que pour un hôtel de cette catégorie, c’est un peu dommage d’avoir un breuvage qui sort d’une machine automatique de notre fameuse marque suisse commençant par N et finissant par é ». Le lendemain matin, nous avons demandé du café filtre, c’était plus à notre goût et nous en fîmes notre boisson du matin pour le reste du séjour.

Quel calme alors que j’écris ces lignes. La jeune personne venant de France et qui fait la saison dans cet hôtel prépare le petit-déjeuner. Je la salue. Je pense à la nécessité de s’expatrier pour gagner – mieux – sa vie. Je pense aux Gardes suisses du Vatican et aux innombrables autres mercenaires suisses qui pendant plusieurs siècles ont dû s’expatrier pour simplement avoir de quoi vivre (en exerçant un métier où la vie pouvait très vite s’arrêter).

Je pense aux élèves qui dorment encore – ou qui font semblant de dormir – et me demande dans quel monde ils vivront, ce qu’ils feront pour le changer et tenter de l’améliorer. Je m’interroge aussi sur l’avenir de la très petite station dans laquelle nous nous trouvons et qui est de plus en plus désertée.

Coffee_Machine.jpg

J’espère que vous avez pris un bon petit-déjeuner, avec ceux que vous aimez d’une manière ou d’une autre et que vous êtes prêt pour une journée qui vous apportera des satisfactions.

Le cappuccino de la machine? Il me manque déjà.

Bien à vous!

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