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2 mai 2019 / michelschweizer

« … travail bénévole », mariage, concubinage et divorce

Bonjour,

L’autre jour, en allant au travail, j’écoutais la radio suisse romande et j’entendais une journaliste qui disait que dans les hôpitaux en Suisse, il y a 60 % de médecins assistants qui sont des femmes mais seulement 12 % qui occupent le poste de médecin-chef. Ensuite, s’en suivit une tirade de son crû – ou était-ce une autre personne? – sur le fait que certains médecins-chefs (hommes) se vantent de travailler à 150 % ce qui est possible car leur femme fait du travail bénévole à la maison.

Ah, ah, quand j’entends ça …

A. – mon épouse – n’a pas de travail salarié et se consacre pour différentes excellentes raisons à notre famille. Nous avons fait les comptes: si elle travaillait, nous n’aurions rien de plus si ce n’est de la fatigue, des enfants qui ne voient pas leurs parents, bref, pour nous (mais c’est sans doute différent pour vous): rien à gagner (ou propre et surtout au figuré).

Un autre truc que j’ai de la peine à concevoir, ce sont ces gens qui cachent ce qu’ils gagnent (et ce qu’ils dépensent, hé, hé) à leur conjoint. Je sais que la loi oblige à renseigner mais je connais au moins un couple de ce type de cachottiers. Dès le début, nous avons mis ceci sur la table, ma chère A. et moi et nous avons décidé de n’avoir qu’un compte. Totale transparence, n’est-ce pas la moindre des choses quand on prétend être un couple et qu’on se marie?

Alors, j’ai parfois l’impression que nous passons pour des dinosaures – et c’est très bien! – mais je n’ai pas l’impression que nous avons fait faux. Nous n’avons pas eu à nous débarrasser de nos enfants à sept heures le matin pour le déposer dans une dépôt, pardon une crèche-garderie, pour les « stocker » jusqu’à dix-huit ou dix-neuf heures. Nos filles ont profité d’un jour par semaine à la crèche afin qu’elles vivent cette expérience et qu’elle soient moins misanthropes que leur vieux et pénible père. Je suis très fier de ce que nous avons pu leur apporter. Nous avons renoncé à pas mal de choses sur le plan matériel, par exemple un mois de vacances à l’autre bout de monde par année, deux semaines de ski à Zermatt à Noël, des vêtements de luxe, deux voitures à 80’000 franc la pièce (mais appartenant à la banque, n’est-ce pas?) et plein d’autre choses qui auraient rendu notre vie bien meilleure. Je blague: rien de tout ça n’aurait changé quelque chose par rapport au plus important: être en famille, être une famille. D’ailleurs, Greta ne peut pas trop nous faire la morale en ce qui concerne la pollution et l’épuisement des ressources dont nous sommes responsables. Nous pouvons faire mieux, bien entendu!

Je me plais à apprendre aux gens qui parlent du fait qu’ils vivent avec un compagnon – déjà, ce terme, c’est nul! – qu’il s’agit d’un(e) concubin(e) et qu’ils vivent à la « colle » ou plus techniquement en concubinage – ah, ce terme, ça jette un froid – et que j’espère pour eux qu’ils ont un(e) amant(e) pas un compagnon de la chanson, du tour de France ou de la Libération (pour ceux-là, le stock est presque épuisé, il doit en rester quatre ou cinq).

L’autre jour, j’ai appris qu’un couple qui avait vécu en concubinage pendant au moins six ans et qui était marié depuis une année et demie allait se divorcer. Je ne sais pas lequel des époux veut prendre la poudre d’escampette mais ça m’a rendu pensif (pour moi) et triste (pour eux). Aurait-il fallu qu’il ne se mariassent pas? Je le crois et je l’écris: jeunes gens, vous viviez certes dans le péché – selon l’avis de quelques personnes dont je ne suis pas – mais vos Amours étaient protégées par leur caractère interdit et s’en trouvaient magnifiées. Officialisées (les amours), elles perdirent de leur vigueur – je ne parle pas de vous monsieur – et finirent au moins pour l’un d’entre-vous par n’être plus. Au milieu un(e) enfant(e) qui avait déjà vécu un tel déchirement et avait été rejeté(e). Je pleure.

Sacha Guitry disait, je crois, que deux personnes mariées peuvent parfaitement être heureuses pour autant qu’elles ne soient pas mariées l’une à l’autre! A chacun(e) de se déterminer.

Dans les trucs nuls que j’entends à la radio (ou était-ce dans la boîte à crétins OLED ou LED), je me rappelle d’une phrase qui parlait de je ne sais quel problème sexuel et le journaliste – comme les enseignants, surtout des femmes – ou une personne interrogée disait qu’il était temps de changer de position concernant cette problématique. Certes!

Nous sommes arrivés à un tel délire qu’aujourd’hui, un couple marié dont l’épouse – ou l’époux – travaille au bénéfice de sa famille est considéré comme des arriérés. La question, c’est combien de temps avant un retour à un traditionnalisme (que je n’appelle pas).

Je crois que je suis prêt à rejoindre le parti des Evangélistes ou mieux à fonder un parti!

Bien à vous!

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