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15 septembre 2017 / michelschweizer

Equipement d’hiver à 35 francs

Bonjour,

Le cyclisme étant un sport mécanique est donc un sport coûteux. Bien entendu, si le ciel est la limite, on peut aussi devoir/vouloir s’équiper sans trop investir.

Que faut-il donc pour l’hiver?

Un cuissard long, à bretelles – rien de pire que les trucs qui vous serrent la ceinture – et à peau de chamois (même si ça fait longtemps que ce n’est plus de la peau de chamois, on dira un insert de protection).

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Un maillot à manches longues. Ce vêtement doit avoir des poches dans le dos, trois comme c’est de tradition (et pour de bonnes raisons).

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Pour 32 francs et 80 centimes (ah oui, il faut ajouter 5,90 de frais de traitement et d’envoi), vous voici bien équipé et tout beau (pas trop de publicité).

Bien à vous!

Mise à jour:

Vous pouvez y ajouter une veste d’hiver:

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14 septembre 2017 / michelschweizer

La Migros s’exporte loin …

Bonjour,

L’autre jour je regardais un peu la télévision. Aux informations, sur la chaîne suisse-romande, il y avait un reportage sur les jeunes en Ukraine qui aimeraient vivre sans toujours penser à la situation de leur pays.

Une des personnes interviewées portait une casquette de la Migros

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Comment cette casquette est-elle arrivée là-bas? Est-ce chic ou décalé de porter une telle casquette?

Bien à vous!

13 septembre 2017 / michelschweizer

Nouvelles pédales, nouvelles cales

Bonjour,

Je suis assez vieux – hélas, hélas, hélas – pour avoir fait du vélo avec des pédales à cale-pied. Ça se présentait sour la forme d’une pédale normale mais dont la partie avant était équipée d’une sorte de cage dans laquelle on enfilait le bout de la chaussure. Une lanière permettait de serrer. Euh, la description ne doit pas vous aider beaucoup. Je mets une image:

Image tirée d’Internet

Quand j’ai acheté mon premier vélo de course (1992 ou 93, je pense), il était équipé de pédales automatiques de technologie Look. Bon système, pas eu de problème avec.

L’autre jour, je faisais du vélo quand j’ai entendu un grincement. Ça ne grinçait pas tout le temps. Ayant vite compris que je ne solutionnerais pas le problème tout seul, j’ai pris rendez-vous chez un vélociste. Le vélo avait aussi bien besoin d’être contrôlé, ne serait-ce que pour la sécurité.

Me voici au magasin, j’explique le problème. Le monsieur me dit que c’est sans doute l’axe d’une des pédales qui a pris du jeu. Et c’était ça. Comment ne pas y avoir pensé? Ces pédales – des Look aussi – avait été récupérées sur un autre vélo acheté en 1998. Elles avaient au moins 20’000 kilomètres au compteur et n’avaient jamais posé de problème ni demandé aucun entretien.

Etant un gentleman, je n’ai pas dit merci pour le conseil et au revoir pour aller ensuite commander des pédales sur Internet. Ça ne se fait pas! En tous les cas, je ne le fais pas.

Le monsieur m’a dit que le système Look avait été abandonné. Je lui ai dit qu’il m’avait une fois conseillé les nouvelles pédales (Kéo) de cette marque mais il m’a dit qu’il me conseillait du Shimano. Evidemment, nouveau type de pédales, nouvelles cales.

Comme je dispose de trois paires de chaussures de vélo (deux d’été, une d’hiver en Gore-Tex), j’ai acheté deux paires de cales supplémentaires afin de pouvoir changer sur mes godillots.

Ainsi, je suis équipé pour les vingt ans à venir. Un peu de maths, 53 ans + 20 ans = 73 ans. Ça devrait le faire!

Ces cales Shimano sont bien mieux pensées et fabriquées que les LOOK que j’avais. On glisse moins et construites comme elles le sont, elles devraient moins rapidement s’user.

J’en ai profité pour faire changer la chaîne – après 7’200 km c’était plus que nécessaire – et bien entendu un service de sécurité car sur un vélo de courss toutes les pièces sont indispensables et il s’agit de faire en sorte qu’aucune ne vienne à flancher ou manquer.

Bien à vous!

12 septembre 2017 / michelschweizer

A quelle vitesse ça monte sur mycloud.ch?

Bonjour,

L’autre jour, je transférais des fichiers totalisant près de 4 GO. Il s’agissait de clips vidéo en 4k tournés par mes soins lors de la Color Run de Lausanne. Ça a été filmé avec un iPhone 7 et un Panasonic FZ82.

J’ai voulu savoir à quelle vitesse, ces fichiers (200 à 300 MO la pièce) montaient dans le nuage de Swiccom.

La connexion est de la fibre optique à 1 Gbit/s, symétrique.

J’ai utilisé – je travaillais sur l’iMac – l’app « Moniteur d’activités ».

Nous étions environ à 25 MO par seconde. Avec pas mal de pointes en dessus de 30 MO/s.

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Je m’estime satisfait même si on est loin des 100 MO/s que j’ai obtenus en téléversant des fichiers chez Infomaniak.

11 septembre 2017 / michelschweizer

Vie érémitique et pensées diverses

Bonjour,

Cet été, j’ai vécu, par choix, comme un ermite. C’est une expérience que beaucoup (trop) de gens pratiquent malgré eux suite au fait de n’avoir jamais pu nouer une relation, de n’avoir pas réussi à la faire durer ou d’avoir vécu une ou des pertes suite à la maladie ou l’accident. Un jour, ce ne sera plus un choix pour moi car rien ni personne n’est éternel (sur cette terre en tous les cas).

Donc, pour moi, c’était un choix de passer les vacances d’été seul pendant que A. (mon épouse) et E1 (notre fille aînée) ainsi que E2 (notre fille cadette) allaient rendre visite à notre famille en Colombie.

J’ai mis à profit ce temps pour lire (des nouveautés) et relire. J’ai aussi écrit, beaucoup marché et fait encore plus de vélo (1’100 km et dix mille mètres de dénivellation positive).

Habitué à être chaque jour en famille (et aussi à midi la plupart des jours de la semaine), le fait d’être seul à la maison est troublant et quelque peu déstabilisant. J’allais faire les commissions dans notre supermarché habituel et, mon épouse n’étant pas là, j’avais l’impression que les gens se demandaient où elle pouvait bien être. Même chose pour une promenade au bord du lac ou en ville (en faisant du sport, c’est différent, beaucoup de gens font du sport seul), je me disais que les gens pensaient: « Tiens, il est seul ».

C’est comme tout: si c’est choisi, c’est supportable. Si c’est imposé, c’est bien plus dur.

Comme j’adore lire – même si je ne lis plus de romans – j’ai découvert quelques textes qui m’ont fait réfléchir. Par exemple, celui-ci: http://climbtothestars.org/archives/2017/08/07/fertilite-feminine-un-enfant-a-40-ans/

Nous allons au devant – nous y sommes déjà – d’un monde de solitude(s) où les machines seront de piètres ersatz des gens qui ne seront pas à nos côtés.

Bien à vous!

8 septembre 2017 / michelschweizer

Note verrouillée dans « Notes »

Bonjour,

L’application « Notes » sur Mac, iOS et dans iCloud.com permet beaucoup de choses bien pratiques (et en permettra encore plus avec iOS 11/Mac OS High Sierra).

On peut verrouiller une note pour en empêcher sa lecture (et sa modification). Sur un appareil iOS, on déverrouillé avec Touch ID. Sur un Mac à Touch Bar, aussi.

Note verrouillée dans "Notes", Touch ID.png

Bien à vous!

7 septembre 2017 / michelschweizer

Elle marchait dans le parc

Elle marchait dans le parc. Sans doute un peu plus de septante ans. Pas trop courbée, assez alerte, grise de cheveux et de vêtements. On pourrait écrire qu’elle avait connu des jours meilleurs mais ce n’était pas vraiment le cas. Sa vie avait été faite de travail d’abord à la maison, chez ses parents puis à l’usine puis chez elle, à vrai dire, chez son mari.

Ce n’avait pas été un mauvais mari. Il avait toujours été travailler, sans trop grogner, le matin. Il avait toujours ramené la paie à la maison, en tous les cas à l’époque où la paie venait à la maison; par la suite, la paie avait été versée sur un compte à la banque. Elle, elle n’avait alors pas le droit d’avoir un compte sans le consentement écrit de son mari. Il n’avait pas été un mauvais père. Il s’était occupé de enfants; une fille et un garçon. Ils avaient eu une enfance heureuse, sans trop de problème peut-être parce que sans trop de moyens. Pas de quoi faire des bêtises. Avoir peu, ça limite, sur le plan matériel mais aussi dans la tête.

Le samedi matin, au début, c’était travail et c’était école. Ensuite, il a eu congé le matin du samedi. Les enfants ont eu congé le samedi matin bien plus tard. Il disait: « Elle retarde l’école, moi j’ai congé et les enfants doivent y aller samedi matin. » Elle acquiesçait à ce qu’il disait. C’était plus simple. D’ailleurs, elle acquiesçait de bonne volonté car il savait mieux. Lui avait fait un apprentissage, elle pas. C’est lui qui ramenait l’argent, c’est donc lui qui avait le dernier mot.

Leur fille avait toujours était sérieuse. A l’école, jamais un problème. Elle avait toujours été dans la moyenne. Le prototype de l’élève qu’on ne voit pas. Elle aurait voulu faire des études mais ça n’avait pas été possible. Elle avait choisi les PTT. On lui avait dit que c’était une bonne place. Elle ne n’étais pas mariée. On lui avait bien connu quelques chéris mais ça n’avait pas été plus loin.

Le fils, c’était un peu autre chose. Bien intelligent, ce gamin. Très éveillé. Aujourd’hui, avec les mots qu’on met en bouche des parents, on dirait hyperactif. A l’époque, on disait agité. Ça s’était calmé. Il s’était pris de passion pour les mathématiques et les sciences. Il était doué mais ne s’en contentait pas comme trop de ses copains. De plus, il étudiait de lui-même. Il avait pu aller au gymnase et puis après à l’EPFL. Les parents étaient fiers. Ils étaient aussi fiers de leur fille.

Un jour, son mari était rentré du travail pour manger à midi. Il appréciait ça. C’était un de ses petits plaisirs – on n’avait pas de grands plaisirs dans cette famille – de pouvoir manger chez lui puis de s’asseoir un moment au salon. Un jour donc, il était rentré et, après avoir mangé, il s’était assis dans son fauteuil. Il n’a plus parlé, il n’a plus bougé: il était mort.

Elle a réappris à être seule. La fille travaillait et habitait (dans cet ordre) dans une autre ville. Le fils était en Allemagne. Ça lui faisait drôle d’être à nouveau seule. Elle était triste.  Des habitudes solidement établies n’étaient plus.

Manger toute seule. A quoi bon préparer à manger quand on seul? Etre assise seule au salon. Regarder la télé le soir, toute seule. Aller se coucher toute seule sans s’entendre dire bonne nuit et sans recevoir et donner un baiser sur la joue.

On lui disait de sortir, de voir du monde, de se divertir, de se cultiver. Sa culture, c’était la cuisine et ses enfants. Son divertissement, c’était la télévision. Elle avait été, dans sa jeunesse, une ou deux fois au théâtre. Elle avait encore moins aimé que compris ces gens s’agitant sur scène. Son divertissement, c’était ses plantes et son tricot. Voir du monde, c’était voir son monde qui de trois personnes s’était subitement rétrécit d’une personne qui ne serait plus jamais là. Les deux autres, il ne fallait pas trop compter dessus. Ils avaient leur vie et c’était bien. On lui disait de sortir. Ça, elle savait faire et elle l’avait beaucoup fait. Descendre à la buanderie, aller au magasin du coin, le vendredi monter au marché et tous les jours de la semaine amener les enfants à l’école, les chercher. Oui, sortir, c’était une bonne idée. C’était une idée qu’elle pouvait continuer de mettre en pratique.

Elle sortit donc. Sans autre but que de sortir. Elle aima et y prit goût. Elle marchait bien, pas trop vite mais d’un bon pas tout de même. Elle croisait beaucoup de gens. La plupart ne la voyait pas. Parfois, on tournait la tête. Il lui arrivait qu’on lui dise bonjour; elle ne manquait pas alors de retourner le salut.

Elle marcha beaucoup au début de ses années de veuvage. Elle alla plus loin, prit le bus pour deux ou trois arrêts, osa une ligne inconnue. Elle eut du plaisir. Celui d’être libre de ses pas, sans un tuteur pour la guider mais aussi pour la retenir. Elle découvrit le plaisir de profiter de son temps: plus d’horaire à tenir, plus d’enfants à préparer le matin, plus de lessive à faire avant de rendre la clé à la concierge, plus de repas à préparer à heure fixe.

Physiquement, elle s’affina et se muscla. Au début, elle rentrait fatiguée de courtes promenades. Ensuite, elle put aller plus loin et en revenir sans être à plat. Elle chercha même la fatigue. Elle marcha plus vite, plus loin et choisissant ses chemins pour qu’ils soient pentus ou mal revêtus.

L’autre jour, nous nous sommes croisés. Elle marchait. Je marchais. Je l’ai vue venir de loin, cette dame. Arrivés l’un en face de l’autre, à la distance qui permet de se parler, je la saluai, elle me salua.

Je continuais ma marche. J’avais encore le temps. Ma fille allait terminer son cours de musique dans quelques minutes. Je marchais encore. Je pensais à ce texte que je souhaitais écrire. Un peu de fiction pour changer de l’habituel, du technique.