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20 septembre 2017 / michelschweizer

Maigret à la déchetterie

Bonjour,

L’autre jour, j’accompagnais A. (mon épouse) à la déchetterie de notre ville. Arrivés là-bas, dans un souci d’efficacité, nous nous séparons. Elle s’occupe – mais c n’est pas un règle – du plastique, je vais jeter le vieux papier.

Arrivé avec mon carton de vieux papiers près du container, je baisse mon regard afin de bien placer mon pied droit sur la première marche de l’escalier en tôle qui permet d’arriver à la bonne hauteur. Que vois-je de mes beaux yeux bleus? Une aimable personne, plutôt que balancer dans la benne des livres, a pris soin de les laisser à disposition des gens dans une caissette.

Ah, j’adore!

Il s’agissait – j’ai jeté un rapide coup d’œil – de prose due à Simenon. Des Maigrets!

Maigret.jpg

Je me suis pris à rêver d’un ouvrage qui n’aurait jamais été publié ou que le Maître aurait dicté de là-haut à un plumitif qui, comme dans une transe, aurait écrit sous sa dictée.

Maigret à la déchetterie

Ce matin-là, il pleuvait. Maigret avait quitté à regardé la chaleur de son domicile et l’agréable compagnie de Mme Maigret. Comme tous les jours, depuis très longtemps, il avait cheminé de chez lui jusqu’au 36, quai des Orfèvres. A l’entrée, le gardien de la paix en faction l’avait salué et lui avait souhaite une bonne journée. Arrivé à son bureau, il avait – comme chaque jour – trouvé le rapport qui résumait dans un style besogneux ce qui s’était passé pendant la nuit en ville. Sans distraction mais aussi sans trop d’attention,  Maigret parcourut la feuille – il  avait, voici des années, demandé à ce que ça tienne sur une page – quand il lut qu’un corps avait été trouvé dans la benne à papier d’une déchetterie. Il avait bien fait de ne pas enlever son manteau. En fait, il n’enlevait jamais son manteau avant d’avoir lu le rapport de la nuit. Ça lui avait déjà évité des dizaines de fois d’avoir à remettre immédiatement son vêtement.

Euh, à l’époque de Maigret on ne recyclait pas le papier (ni quoi que ce soit d’autre à part peut-être les bouteilles de verre pour le lait). Le mot déchetterie n’avait pas été inventé.

Bien à vous!

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2 commentaires

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  1. genevey / Sep 20 2017 19:08

    Je suis grand fan des classiques « policiers », que je déguste sur ma liseuse. Après m’être avalé tout Sherlock Holmes, tout Poirot, tout Maigret, j’en suis à me délecter des Marlowe de Chandleur. Je trouve super sympa ces déchetteries qui mettent à disposition les objets et livres encore utilisables (comme c’est le cas à Blonay, où une cabane entière est réservée à cela). Chez moi, on paie au poids. Donc on paie pour détruire; la commune ne prend pas le risque de recycler. Dommage.

  2. genevey / Sep 20 2017 19:09

    Je trouve très intéressant et presque alarmant qu’aucun correcteur orthographique ne reconnaisse le mot déchetterie.

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