Bonjour,
Je peux l’écrire: une part non-négligeable des élèves que je rencontre depuis 30 ans ne sait pas écrire (à la main) de manière correcte un k minuscule et confond avec le K majuscule. Au delà du fait que ça pose problème lorsqu’il faut écrire l’abréviation ( http://www.les-abreviations.com/symboles-international.html ), par exemple, de kilomètre (3 km et non pas 3 Km), ça me fait penser que quelques fondamentaux ne sont pas acquis par tous.
A l’heure où l’on parle de supprimer (c’est déjà fait dans quelques endroits) l’apprentissage de l’écriture liée, ça m’interroge.
Pas de quoi en faire un fromage bien entendu.
Bien à vous!
Bonjour,
Ah, pas facile de trouver des personnes voulant assumer la responsabilité de se former puis d’animer une rencontre de catéchisme. Oublions les pères car pour l’instant je n’en ai pas vu un animer une rencontre dans ma ville de domicile. Il nous reste donc les mères mais elles ne peuvent pas tout faire.
Ces derniers jours, j’ai vu passer deux messages. Le premier voici deux ou trois semaines expliquait que si une deuxième personne n’était pas trouvée pour animer une séance de catéchisme, cette rencontre serait annulée. Deuxième message, vendredi soir (la séance devait avoir lieu samedi matin) pour dire que personne ne s’était annoncé et que la séance était annulée. Triste! Nous parlons donc d’une vingtaine de jeunes de 12 ans (8e année scolaire) et qui ont, en principe, chacun deux parents, certains en ayant peut-être même plus (même si c’est encore un peu rare chez les catholiques, dont je suis).
Je ne me suis pas annoncé. Cette année, j’ai déjà co-animé deux rencontres pour ces grands (groupe dont ma fille aînée E1 fait partie) et animé (avec l’aide de mon épouse) une rencontre pour le groupe de ma fille cadette E2.
Voyons ce que ça me demande de préparer une telle rencontre.
1. Je dois aller à une formation de deux heures (un quart d’heure pour aller, 15 minutes pour revenir) en soirée (20h00-22h00). La formatrice, c’est son job, est payée pour ça moi j’ai déjà ma journée de travail derrière moi et éventuellement quelques courses de « taxi » pour mes filles.
2. Je prépare le matériel et des fiches, je me documente, je prends des contacts, je me procure et je mets en place du matériel (projecteur-vidéo, lecteur DVD, ordinateur) bref encore facilement deux heures de travail.
3. Le jour dit, je suis sur place à 08h00 pour préparer la salle (mettre chaises et tables en place, tables dont il faut déplier les pieds et c’est lourd). Ensuite de quoi j’anime la rencontre et je surveille les enfants à l’extérieur de la salle en attenant que leurs parents se soient souvenus qu’ils devaient venir les chercher (parfois, j’ai attendu pas loin d’une demi-heure). Un peu avant midi, j’ai fini.
En résumé, c’est au minimum 8 heures de travail. J’en suis content parce que j’apprends quelque chose et que ça me donne le sentiment gratifiant d’être un peu utile. En même temps, je me dis que d’autres mères et surtout d’autres pères pourraient « s’y coller » et qu’ils ne sont pas plus « dommages » que moi.
Bref, je propose les mesures suivantes (cher évêque, si vous me lisez, je me tiens à votre disposition pour vous en parler).
1. On renonce à acheter des livres que les enfants, pour la plupart, ne font que feuilleter. En tant que parent, je paie 50 francs par année pour la cathéchèse (ce qui n’est pas cher) mais je ne veux pas que 35 de ces francs partent dans les poches d’une maison d’édition française pour un livre qui finira jeté ou oublié. Sans parler du DVD qui l’accompagne …
2. Un groupe de parents se réunit au niveau de l’évêché (oui, pas de la paroisse) pour rédiger quelques courtes notices pour animer ces séances. Les aspects théologiques sont relus/corrigés/améliorés par des gens dont c’est le métier: les prêtres et leurs chefs.
3. La personne qui anime la séance est défrayée à hauteur de 100 francs. Il ne s’agit pas d’un salaire mais d’une juste récompense pour valoriser l’engagement.
4. L’argent économisé sur les livres pourra servir à faire quelques dons à des gens qui en ont besoin ou à organiser une sortie pour les jeunes du catéchisme.
C’était mon point de vue sur la manière de sauver quelque chose qui est en train de mourir, pour le moins dans ma paroisse.
Bien à vous!
Bonjour,
Profitant du week-end prolongé de Pentecôte pour une escapade dont AEEM a le secret (en fait, non, nous avons constaté que d’autres personnes savent aussi profiter … ), nous nous sommes rendus dans la capitale économique de notre pays (article à venir). Passant par la Bahnhofstrasse, nous sommes entrés dans l’Apple Store pour jeter un coup d’œil au nouveau MacBook.
Nous n’avons pas été déçus! Incroyable écran, qualité de fabrication, dimensions réduites et poids d’un iPad avec un étui un peu renforcé, ce MacBook est une machine incroyable. D’ailleurs, elle l’est tellement qu’il m’a fallu le voir (et le prendre en main) pour le croire.
Maintenant, je crois. Mieux: je le sais.
Bien à vous!
Bonjour,
J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai suivi une intéressante formation sur l’utilisation des tablettes en classe. Ce cours en ligne (aka MOOC) a été mis sur pied par l’European Schoolnet qui a son siège à Bruxelles et qui a déjà proposé au moins un autre MOOC par le passé.
C’était bien intéressant et je suis maintenant certifié après avoir réussi cette formation en ligne.
PS. Voici trois cartes montrant l’emplacement des participants:
Pas grand monde en Suisse!
PS. En préparant cet article, je me suis rendu compte que j’avais, quelques semaines avant, rédigé une autre que je vous livre:
Bonjour,
Voici quelques semaines, j’ai pris part à un cours en ligne (un MOOC) sur l’usage des tablettes en classe. Pour une fois, ce n’est pas une formation faite par Apple – qui, je le dis volontiers, dispose des personnes ayant les compétences dans ce domaine – mais par une institution fondée par la communauté européenne (dont voici une raison d’exister).
Il s’agit de ceci: http://www.europeanschoolnetacademy.eu/web/tablets-in-schools/
Connaissant un peu la problématique de l’introduction et de l’emploi de ces outils à l’école, je ne partais pas de zéro mais c’est toujours bien de revoir ses fondamentaux voir de découvrir qu’il peut en exister d’autres.
Il semblerait, d’ailleurs, que d’autres fabricants de tablettes cherchent à proposer de « la pédagogie » pour accompagner leur matériel. Samsung, Acer et sans doute d’autres cherchent à proposer ce qu’Apple propose depuis … 30 ans (pas pour les tablettes, c’est vrai).
Bon revenons à ce MOOC. J’y ai découvert des personnes intéressantes et des informations qui ont élargi mes points de vue (j’en ai plusieurs) dans le domaine.
En résumé: n’attendez pas que votre autorité locale vous permette d’utiliser des tablettes en classe, formez-vous avant, utilisez s’il le faut votre tablette payée avec votre argent, réseautez de manière à ne pas être seul, repensez votre enseignement (classe inversée, par exemple) et, si vous pouvez commencer, commencez petit.
Bien à vous!
Bonjour,
Me formant à l’enseignement de l’anglais aux élèves de 7e et 8e années, je me rends tous les quinze jours à la Haute Pédagogique du Canton de Vaud pour un cours de didactique.
Dans la gare, je vois chaque fois cette affiche:
J’avais déjà pensé me faire un petit « selfie » en passant devant mais il y avait toujours beaucoup de monde à huit du matin ou à cinq heures de l’après-midi. L’autre soir, vers huit heures du soir, c’était bon, j’ai pu prendre ma photographie sans déranger qui que ce soit.
Je fonce vers de nouvelles opportunités. En avez-vous vous à me proposer?
Bien à vous!
Bonjour,
L’autre jour, AEEM étai(en)t à un repas organisé en l’honneur de deux personnes mariées l’une à l’autre et qui ont fêté leurs 85 ans (pas encore de vie commune mais ça viendra, j’en suis certain). Vers 16h00, pas mal de personnes étaient déjà parties et j’ai aidé comme j’ai pu à débarrasser les tables et à mettre de l’ordre. Je peux vous dire qu’il y avait à faire et que nous aurions volontiers bénéficier de quelques jeunes bonnes volontés supplémentaires.
Une demi-heure après, une jeune grand-mère qui était allée se promener avec ses enfants et ses petits-enfants revient et questionne deux ou trois personnes pour savoir où sont les magnifiques chefs-d’œuvre réalisés pendant le repas par les petits chéris.
Personne n’avait vu ces gribouillages (ce n’est pas péjoratif dans mon clavier) et personne ne les as retrouvés.
Le vent les aurait-ils emportés? Un amateur d’art se les serait-ils appropriés? Le papier se serait-il dissous en une fine poussière ayant rejoint la Voie lactée? Quelqu’un les aurait-ils simplement mis à la poubelle pensant qu’ils avaient été abandonnés?
Je vous laisse déterminer laquelle des hypothèses ci-dessus est la (plus) proche de la réalité.
Moralité: si je tiens à quelque chose, je dois le mettre à l’abri surtout si je me défile pendant que les autres rangent.
PS. Truc technologique: prendre une photographie de chaque dessin de son enfant. Si vous utilisez un Mac ou un appareil iOS, vous pourrez les taguez dans « Photos » pour les retrouver facilement. De plus si vous les visualisez sous forme de très petites vignettes, ça vous fera un très beau tableau d’art abstrait que vous pourrez immortalisez par une capture d’écran avant de l’imprimer.
Bien à vous!
Bonjour,
Dropbox a un service (en passant par dropbox.com) assez palpitant: « Flash-back » vous crée une ligne du temps et affiche les photographies du même jour (par exemple le 30 février …) des années précédentes.
Cette année-là, la mode était de porter du carton gris sur le visage …
Simple et efficace, très bon aussi pour se faire du bien au cœur en revoyant d’anciennes photographies.
Bien à vous!
Bonjour,
L’initiation au codage est à la mode. Pourquoi pas? Je me rappelle avoir fait travailler des élèves de 13 à 15 ans avec HyperCard (et son langage HyperTalk) voici … euh, des années.
Ces derniers jours, j’ai pris un peu de temps avec E2 (ma fille cadette) pour découvrir l’app Hopscotch ( https://itunes.apple.com/ch/app/hopscotch-programming-made/id617098629?l=fr&mt=8 )
C’est parfait pour de jeunes enfants (à part le fait que c’est en anglais). On programme en glissant des éléments qu’on peut, pour certains, modifier (par exemple le nombre de répétitions) puis on va voir ce qu’on a programmé.
Quelques images:
Les captures d’écran ci-dessus ont été prises lors de ma première ouverture de l’app sur un iPad. Depuis, E2 s’y est mise et nous avons découvert plein de possibilités. Ça nous a aussi permis d’avoir des discussions intéressantes sur l’informatique, les ordinateurs et les applications.
Je vous recommande d’essayer cette application.
Bien à vous!
Bonjour,
A quel moment un enfant se rend-il compte un peu précisément du travail que fait Papa (et/ou Maman)? En ce qui me concerne, je ne sais pas. Je me rappelle que je savais que mon père partait pour l’ « usine » ou pour aller chez « Bobst ». Je savais aussi qu’il y faisait de la peinture et que ça ne devait pas être tout à fait la même que je pratiquais avec plaisir à domicile ou à l’école enfantine.
Un jour, la Grande Maison a ouvert ses portes. Je me rappelle que ça m’a fait tout drôle d’entrer là dedans et de voir toute ces locaux, toute cette organisation et toutes ces personnes. Je me rappelle aussi qu’il y avait à boire et des pâtés vaudois (à la viande) et que c’était très bon. Je me rappelle un tout petit peu avoir vu la place de travail de mon père.
En sortant de l’école, il m’arrivait, même adolescent, d’attendre mon papa qui sortait de l’usine à midi et qui avait la chance de manger à la maison en famille. Jeune adulte, rentré de l’Ecole Normale ou de mon travail d’enseignant, j’allais aussi parfois le chercher à la sortie de l’usine.
Pour Père, Bobst, c’était quelque chose. Attention, il ne s’agissait pas d’une idolâtrie stupide mais simplement d’une reconnaissance pour une entreprise qui lui offrait des conditions qu’on ne trouvait pas ailleurs.
Tout d’abord, mon père était assez correctement payé (ouvrier avec un certificat fédéral de capacité, il avait donc fait un apprentissage) pour que nous puissions vivre très correctement. Rétrospectivement, je me dis que ce furent de très belles années. Même si nous ne roulions pas sur l’or, nous n’avons manqué de rien de ce qui est indispensable et nous avons même trop eu du superflu.
L’entreprise payait donc correctement. Il y avait un 13e salaire (ce qui n’est arrivé que bien plus tard dans beaucoup d’entreprises, y compris l’Etat) et même une « gratte » (gratification) d’été correspondant à un demi-salaire.
En échange de ces avantages, les « Bobstiens » mettaient du cœur à l’ouvrage et, vu de l’extérieur, ça payait car chaque année l’entreprise progressait. Chaque année aussi, mon père avait un peu d’argent en plus. Papa n’a jamais non plus eu à réclamer son salaire, tout était payé chaque mois sans aucun problème.
A une époque, il avait même pu devenir actionnaire. Bon, évidemment, il ne possédait pas 49 % des actions mais ça le fidélisait encore un peu plus.
Il y avait aussi le journal d’entreprise « Trait d’union » qui me permettait de voir les visages des personnes qui étaient ses chefs ou ses collègues. On y découvrait aussi les nouvelles machines conçues par Bobst et les expositions dans lesquelles ces monstres toujours plus compliqués et rapides étaient exposés.
Une fois, Papa était allé à Paris comme monteur pour aider à préparer le stand lors d’une exposition dans la capitale. Il en parlait parfois, avec plaisir.
Bobst accordait aussi des « ponts ». Il fallait travailler, je crois, 12 minutes de plus par jour pour bénéficier ensuite de jours de congé, par exemple entre Noël et Nouvel-An. Même si je n’avais pas Papa aussi souvent que j’aurais voulu à la maison, il bénéficiait tout de même de conditions plus que correctes et sans comparaison avec ce qui était la norme à l’époque.
Il recevait aussi des habits de travail ainsi que des souliers de sécurité. Ce matériel était lavé et entretenu par l’entreprise qui voulait des employés présentant bien.
Avant Noël, il y a avait une fête pour les enfants avec un spectacle et de quoi boire et manger et chaque gosse recevait un cadeau choisi avec soin. Si je me rappelle bien, la fanfare de l’usine « Ensemble musical des usines Bobst » jouait.
Papa a pu bénéficier d’une retraite anticipée à 62 ans et demi. Les choses avaient un peu changé à l’usine et il n’avait plus tout à fait le feu sacré des débuts. Il hésitait toutefois à profiter de cet avantage, quelque part (pour parler « branché ») ça le gênait. Mon frère et moi avons essayé de le convaincre de profiter de cette offre unique. Il a accepté. Il n’a jamais regretté, je crois.
Pour les retraités, des activités étaient prévues dont une course annuelle.
Maman reçoit encore chaque année une attention (des chocolats par exemple) de la part de la Direction, sans parler d’une pension … de la caisse de pension que Bobst avait organisée des années avant que ça devienne la norme ou une obligation.
Bref, tout ça pour dire que Bobst était dans « hors catégorie » (comme les plus difficiles cols du Tour de France) par rapport aux entreprises de l’époque, spécialement par rapport aux petites et moyennes entreprises qui ne pouvaient offrir les mêmes conditions.
Bien à vous!





























