Bonjour,
L’autre jour, j’accompagnais A. (mon épouse) à la déchetterie de notre ville. Arrivés là-bas, dans un souci d’efficacité, nous nous séparons. Elle s’occupe – mais c n’est pas un règle – du plastique, je vais jeter le vieux papier.
Arrivé avec mon carton de vieux papiers près du container, je baisse mon regard afin de bien placer mon pied droit sur la première marche de l’escalier en tôle qui permet d’arriver à la bonne hauteur. Que vois-je de mes beaux yeux bleus? Une aimable personne, plutôt que balancer dans la benne des livres, a pris soin de les laisser à disposition des gens dans une caissette.
Ah, j’adore!
Il s’agissait – j’ai jeté un rapide coup d’œil – de prose due à Simenon. Des Maigrets!

Je me suis pris à rêver d’un ouvrage qui n’aurait jamais été publié ou que le Maître aurait dicté de là-haut à un plumitif qui, comme dans une transe, aurait écrit sous sa dictée.
Maigret à la déchetterie
Ce matin-là, il pleuvait. Maigret avait quitté à regardé la chaleur de son domicile et l’agréable compagnie de Mme Maigret. Comme tous les jours, depuis très longtemps, il avait cheminé de chez lui jusqu’au 36, quai des Orfèvres. A l’entrée, le gardien de la paix en faction l’avait salué et lui avait souhaite une bonne journée. Arrivé à son bureau, il avait – comme chaque jour – trouvé le rapport qui résumait dans un style besogneux ce qui s’était passé pendant la nuit en ville. Sans distraction mais aussi sans trop d’attention, Maigret parcourut la feuille – il avait, voici des années, demandé à ce que ça tienne sur une page – quand il lut qu’un corps avait été trouvé dans la benne à papier d’une déchetterie. Il avait bien fait de ne pas enlever son manteau. En fait, il n’enlevait jamais son manteau avant d’avoir lu le rapport de la nuit. Ça lui avait déjà évité des dizaines de fois d’avoir à remettre immédiatement son vêtement.
Euh, à l’époque de Maigret on ne recyclait pas le papier (ni quoi que ce soit d’autre à part peut-être les bouteilles de verre pour le lait). Le mot déchetterie n’avait pas été inventé.
Bien à vous!
Bonjour,
Quel âge pouvait-il avoir cet homme qui regardait passer les voitures? Difficile à dire! En y réfléchissant un peu, une fois rentré à la maison, je me suis rendu compte qu’il avait à peu près mon âge mais qu’il en faisait dix ou quinze de plus.
La cigarette et le pinard, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour conserver un teint de bébé.
Il était donc au bord de la route et regardait passer les voitures et encourageait les cyclistes. En tous les cas, il m’encouragea moi. Sauf la forme d’un « Vas-y, tu vas gagner! ». Je ne me suis pas formalisé. J’ai une grande capacité à pardonner. Il ne voulait sans doute rien d’autre que paraître drôle. Ah, la dichotomie entre ce qu’on veut dire et ce que les gens comprennent! J’en sais quelque chose.
J’étais donc rentré à la maison et j’ai repensé à ce monsieur. En quoi nos vies furent-elles (sont-elles) différentes? Qu’est-ce qui fait qu’il est ce qu’il est et que je suis ce que je suis? Je sais au moins deux choses:
- Je n’ai jamais fumé. Prenons un prix moyen de 6 francs pour le paquet de 20 cigarettes. Si j’avais commencé à fumer à 20 ans, j’aurais, à raison, d’un paquet par jour, dépensé 6 x 365 x 33 soit 72’270 francs.
- Question gros rouge, à raison de 5 francs le litre (allez, on dit un litre par jour), nous avons 5 x 365 * 33 soit 60’225 francs
J’additionne les deux nombres et j’obtiens: 132’495 francs. C’est énorme, bien plus qu’une année de salaire et tout ça pour se ficher en l’air la santé. Si on consomme ce gros rouge au restaurant (M’zelle, vous remettez un dl de giron, ziouplait!), ça coûte encore plus cher.
Vivez sainement, vous vous ennuierez peut-être mais vous devriez vivre plus longtemps (en continuant peut-être de vous ennuyer).
C’était un message de la ligue pour la promotion de la prévention chez les sujets de tous les âges.
Bien à vous!

Goûté avec modération lors d’un apéritif offert par la ville
Bonjour,
C’est avec le plus grand regret que j’ai appris la disparition de la chaîne de magasins de vêtements Vögele.
Trois anecdotes:
Enfant puis adolescent, j’accompagnais mes parents chez Feuguelé à la rue du Petit-Chêne à Lausanne. C’était – avec la Migros – notre magasin de vêtements. Ce n’était pas cher, très portable et de bonne qualité.
Wittlich, Rhénanie-Palatinat, Allemagne. Lors du premier voyage d’AEEM en ces terres, qu’elle ne fut pas notre surprise de trouver un magasin Vögele dans cette jolie petite ville de province (à Trèves, OK mais à Wittlich). Nous n’avons jamais trouvé grand monde dans ce magasin.
Je dois avoir une dizaine de chemises à manches longues Vögele que j’ai achetées au fil des années à 9,90 francs la pièce lors de soldes.
Encore une part de mon enfance, de ma jeunesse et de mon pays qui disparaît.
Dans « Le Temps », il y avait un article sur cette marque. Un consultant dans le domaine des magasins de vêtements dit, je cite de mémoire, c’est un vieux magasin pour les vieux.
Bien à vous!
Bonjour,
L’autre soir, je regardais la télévision suisse-romande quand j’ai vu, dans un reportage, un monsieur qui utilisait un Mac. Ça m’a plus ou moins sorti du sommeil dans lequel les effets conjugués du repas du soir et de l’ennui avaient commencé à me plonger.
Ensuite, j’ai vu le clavier. J’aurais préféré dormir.

Bien à vous!
Bonjour,
Au mois de juin, je crois, E1 (ma fille aînée) est venue me casser les pieds, euh me parler d’une opportunité fantastique, un truc à faire une fois dans sa vie (je ne doute pas qu’elle revienne à la charge l’année prochaine): la course colorée.
De quoi s’agit-il? On court – comme on peu – pendant 5 kilomètres et on se fait balancer de la poudre colorée (garantie non toxique et non polluante) sur la tête de sorte qu’on est tout … coloré.
J’ai trouvé l’idée … géniale et j’ai accepté d’investir 31 ou 32 francs dans cette histoire.
Dimanche 27 août, AEEM s’est rendu à Lausanne-Vidy (en descendant du train à Renens puis bus) pour le grand événement. Nous avons marché quelques centaines de mètres et nous sommes arrivés près des Pyramides (vestiges non pas de l’Egypte ancienne mais de l’Expo 64 qui, pour certains, doit sembler aussi ancienne).
Euh, comment dire? Je ne peux pas écrire que j’ai été immédiatement séduit par ce que j’ai vu. Cet attroupement de jeunes et de beaucoup qui pensent l’être resté m’a semblé assez ridicule (petites jupettes colorées et déguisement de licornes). Bon, après un moment je m’y suis fait et j’ai même fini par trouver sympathique car il n’y avait aucune mauvaise humeur (même pas la mienne, d’ailleurs). Pas de tension, pas de gens alcoolisés, tout le monde était beau (enfin, presque) et gentil (enfin, presque).
Les participants se sont donc jetés au visage de la poudre colorée garantie dégrable et non polluante. Il y a eu au moins – pour ce que j’en ai vu mais nous sommes arrivés seulement à 09h40) – une dizaine de départs successifs afin de répartir les gens.
Ce que j’ai aimé (et je ne suis pas le seul), c’est qu’il y avait des distributions (donc c’était gratuit) de jus et compotes de fruits, de thé froid, de barres de céréales et même de glaces. Ah, je me suis empiffré, euh, non régalé.
Le tout, encore une fois, dans une ambiance bonne enfant, sans ces tensions qu’on rencontre, qu’on ressent dans d’autres événements.
En résumé, une bonne matinée (et un peu plus car nous sommes rentrés dans l’après-midi).
Je ne vais pas m’inscrire l’année prochaine mais si E1 et E2 veulent prendre part, nous irons.

« Du haut de ces pyramides, 0,53 siècle vous contemple. »

Et voici l’arrivée!

Les sachets de poudre,une fois vide, sont, pour la plupart, abandonnés au sol

Chic, il reste des glaces!

Les Transports Lausannois ont obtenu de COOP (qui participait à l’organisation de cet événement) des pèlerines de manière à ne pas salir les sièges des bus et trolley-bus. Bien pensé! Et quel look!
Bien à vous!
Bonjour,
Le cyclisme étant un sport mécanique est donc un sport coûteux. Bien entendu, si le ciel est la limite, on peut aussi devoir/vouloir s’équiper sans trop investir.
Que faut-il donc pour l’hiver?
Un cuissard long, à bretelles – rien de pire que les trucs qui vous serrent la ceinture – et à peau de chamois (même si ça fait longtemps que ce n’est plus de la peau de chamois, on dira un insert de protection).

Un maillot à manches longues. Ce vêtement doit avoir des poches dans le dos, trois comme c’est de tradition (et pour de bonnes raisons).

Pour 32 francs et 80 centimes (ah oui, il faut ajouter 5,90 de frais de traitement et d’envoi), vous voici bien équipé et tout beau (pas trop de publicité).
Bien à vous!
Mise à jour:
Vous pouvez y ajouter une veste d’hiver:

Bonjour,
L’autre jour je regardais un peu la télévision. Aux informations, sur la chaîne suisse-romande, il y avait un reportage sur les jeunes en Ukraine qui aimeraient vivre sans toujours penser à la situation de leur pays.
Une des personnes interviewées portait une casquette de la Migros

Comment cette casquette est-elle arrivée là-bas? Est-ce chic ou décalé de porter une telle casquette?
Bien à vous!
Bonjour,
Je suis assez vieux – hélas, hélas, hélas – pour avoir fait du vélo avec des pédales à cale-pied. Ça se présentait sour la forme d’une pédale normale mais dont la partie avant était équipée d’une sorte de cage dans laquelle on enfilait le bout de la chaussure. Une lanière permettait de serrer. Euh, la description ne doit pas vous aider beaucoup. Je mets une image:

Image tirée d’Internet
Quand j’ai acheté mon premier vélo de course (1992 ou 93, je pense), il était équipé de pédales automatiques de technologie Look. Bon système, pas eu de problème avec.
L’autre jour, je faisais du vélo quand j’ai entendu un grincement. Ça ne grinçait pas tout le temps. Ayant vite compris que je ne solutionnerais pas le problème tout seul, j’ai pris rendez-vous chez un vélociste. Le vélo avait aussi bien besoin d’être contrôlé, ne serait-ce que pour la sécurité.
Me voici au magasin, j’explique le problème. Le monsieur me dit que c’est sans doute l’axe d’une des pédales qui a pris du jeu. Et c’était ça. Comment ne pas y avoir pensé? Ces pédales – des Look aussi – avait été récupérées sur un autre vélo acheté en 1998. Elles avaient au moins 20’000 kilomètres au compteur et n’avaient jamais posé de problème ni demandé aucun entretien.
Etant un gentleman, je n’ai pas dit merci pour le conseil et au revoir pour aller ensuite commander des pédales sur Internet. Ça ne se fait pas! En tous les cas, je ne le fais pas.
Le monsieur m’a dit que le système Look avait été abandonné. Je lui ai dit qu’il m’avait une fois conseillé les nouvelles pédales (Kéo) de cette marque mais il m’a dit qu’il me conseillait du Shimano. Evidemment, nouveau type de pédales, nouvelles cales.
Comme je dispose de trois paires de chaussures de vélo (deux d’été, une d’hiver en Gore-Tex), j’ai acheté deux paires de cales supplémentaires afin de pouvoir changer sur mes godillots.
Ainsi, je suis équipé pour les vingt ans à venir. Un peu de maths, 53 ans + 20 ans = 73 ans. Ça devrait le faire!
Ces cales Shimano sont bien mieux pensées et fabriquées que les LOOK que j’avais. On glisse moins et construites comme elles le sont, elles devraient moins rapidement s’user.
J’en ai profité pour faire changer la chaîne – après 7’200 km c’était plus que nécessaire – et bien entendu un service de sécurité car sur un vélo de courss toutes les pièces sont indispensables et il s’agit de faire en sorte qu’aucune ne vienne à flancher ou manquer.
Bien à vous!
Bonjour,
L’autre jour, je transférais des fichiers totalisant près de 4 GO. Il s’agissait de clips vidéo en 4k tournés par mes soins lors de la Color Run de Lausanne. Ça a été filmé avec un iPhone 7 et un Panasonic FZ82.
J’ai voulu savoir à quelle vitesse, ces fichiers (200 à 300 MO la pièce) montaient dans le nuage de Swiccom.
La connexion est de la fibre optique à 1 Gbit/s, symétrique.
J’ai utilisé – je travaillais sur l’iMac – l’app « Moniteur d’activités ».
Nous étions environ à 25 MO par seconde. Avec pas mal de pointes en dessus de 30 MO/s.

Je m’estime satisfait même si on est loin des 100 MO/s que j’ai obtenus en téléversant des fichiers chez Infomaniak.
Bonjour,
Cet été, j’ai vécu, par choix, comme un ermite. C’est une expérience que beaucoup (trop) de gens pratiquent malgré eux suite au fait de n’avoir jamais pu nouer une relation, de n’avoir pas réussi à la faire durer ou d’avoir vécu une ou des pertes suite à la maladie ou l’accident. Un jour, ce ne sera plus un choix pour moi car rien ni personne n’est éternel (sur cette terre en tous les cas).
Donc, pour moi, c’était un choix de passer les vacances d’été seul pendant que A. (mon épouse) et E1 (notre fille aînée) ainsi que E2 (notre fille cadette) allaient rendre visite à notre famille en Colombie.
J’ai mis à profit ce temps pour lire (des nouveautés) et relire. J’ai aussi écrit, beaucoup marché et fait encore plus de vélo (1’100 km et dix mille mètres de dénivellation positive).
Habitué à être chaque jour en famille (et aussi à midi la plupart des jours de la semaine), le fait d’être seul à la maison est troublant et quelque peu déstabilisant. J’allais faire les commissions dans notre supermarché habituel et, mon épouse n’étant pas là, j’avais l’impression que les gens se demandaient où elle pouvait bien être. Même chose pour une promenade au bord du lac ou en ville (en faisant du sport, c’est différent, beaucoup de gens font du sport seul), je me disais que les gens pensaient: « Tiens, il est seul ».
C’est comme tout: si c’est choisi, c’est supportable. Si c’est imposé, c’est bien plus dur.
Comme j’adore lire – même si je ne lis plus de romans – j’ai découvert quelques textes qui m’ont fait réfléchir. Par exemple, celui-ci: http://climbtothestars.org/archives/2017/08/07/fertilite-feminine-un-enfant-a-40-ans/
Nous allons au devant – nous y sommes déjà – d’un monde de solitude(s) où les machines seront de piètres ersatz des gens qui ne seront pas à nos côtés.
Bien à vous!

